LA PERTE D’UN ETRE CHER / Les étapes du deuil

path of light changementLa période des Fêtes est souvent raison de joie, d’être ensemble, en famille, de clôturer l’année et de réfléchir à nos résolutions pour l’année suivante.

Cette période, selon mon expérience, peut être également chargée de souvenirs, de regrets, de nostalgie, surtout en pensant à un être cher, disparu. La perte d’un être cher n’est jamais facile à confronter, peu importe qu’il s’agisse de sa disparition à cause d’une maladie, d’un accident ou autre.

En tant que femme qui a connu le statut de veuve depuis très jeune, ainsi qu’en tant que professionnel qui rencontre beaucoup de personnes en souffrance, je sais combien c’est douloureux de dépasser les étapes du deuil. Vous savez, tout comme moi, qu’on est des êtres différents et que même si ces étapes sont communes à tous, chacun a sa manière de réagir face aux émotions intenses, face aux situations bouleversantes et douloureuses..

Une femme habituée à faire des projets avec sa famille, (avec son partenaire et ses enfants) trouve difficile de se trouver toute seule après le décès de son mari, d’expliquer aux petits le concept de la mort. Parfois le décès à cause d’une maladie passe par certaines étapes d’acceptation et de préparation émotionnelle qu’on ne trouve pas dans les cas d’une mort brusque, violente, comme c’est le cas d’un accident. La perception de chacun de cette souffrance, de cette situation qui semble injuste et cruelle, est différente et spécifique.

Pour la maman qui a un enfant de 8 ans malade de cancer et se bat avec toutes ses forces pour sa vie, pour mieux l’aider, la force intérieure, sa foie, ses valeurs spirituelles jouent un rôle important pour faire face à une telle situation, si injuste, si incompréhensible. Pour une personne, même adulte, qui confronte la morte de son parent peut être un moment de perte de tout repère.

Nous avons chacun nos souffrances, nos pertes, nos conflits intérieurs, notre vécu. On est unique.

Les 5 étapes pour dépasser le deuil après la morte d’un être cher

En 1969, le psychiatre réputée Elisabeth Kübler-Ross a mis en place ces étapes, en suivant une expérience professionnelle remarquable en tante que thérapeute qui a accompagné les gens souffrant pendant le processus de « grief and loss » (deuil) dans lequel est devenue spécialiste et une vraie pionnière.

Voilà les 5 étapes du deuil selon son ouvre remarquable basé sur des recherches scientifiques (et aussi spirituelles et personnelles):

  1. Le choc, le déni : « Ce n’est pas vraie, c’est un cauchemar, cette situation n’est pas réelle ! ». La personne refuse d’y croire ; La personne affectée peut s’évanouir et peut même vomir sans en être consciente. C’est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s’installe.
  2. Colère : Pour quoi ça m’arrive à moi ? C’est qui le coupable ? – phase caractérisée par un sentiment de colère face à la perte. La culpabilité peut s’installer dans certains cas. Période de questionnements.
  3. Marchandage (bargaining en anglais) : « Si tu fais ça disparaitre, je vais………….en échange ». Phase faite de négociations, chantages.
  4. Dépression : ‘Je suis trop triste, je n’y arrive pas, je vais jamais m’en remettre ». Phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. La personne souffrante a parfois l’impression qu’elle ne terminera jamais son deuil.
  5. Acceptation : Dernière étape du deuil où l’endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L’endeuillé peut encore ressentir de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte.

Note : Les cinq phases ci-dessus peuvent être linéaires mais il arrive souvent que la personne en deuil puisse faire des retours en arrière avant de recommencer à avancer.


Astuces pratiques pour confronter le deuil (repris des ateliers & fiches pratiques Bestherapie):

  1. Accepter et demander de l’aide (famille, professionnel, groupe de soutien etc).
  2. En suivant vos croyances et valeurs spirituelles, culturelles, essayez de trouver votre refuge et réconfort plutôt dans votre foie et habitude positive comme la méditation, religion etc que dans quelque chose de nuisible (alcool, relation toxique etc).
  3. Prenez soin de vous : parlez-vous d’une manière positive, faite vos listes, rester à votre écoute, prenez soin de votre hygiène, de vos besoins, exprimez les !
  4. Commencer à faire les changements nécessaires pour être mieux dans votre peau : donner certains vêtements ou objets du défunt aux personnes qui pourraient en avoir besoin ; trouver de nouvelles passions, exercices, occupations après la période de deuil pour réapprendre à apprécier votre vie ; ce n’est pas facile, certes, mais soyez sur/e d’une chose : vous n’êtes pas seul/e et cette période de détresse, douleur, solitude ou confusion va passer, même si vous ne le croyez pas possible !
  5. Faites la liste avec les choses/personnes qui vous motivent à continuer, à revivre ;
  6. Ne laissez personne vous dire (donner des instructions) comment vous devriez vous sentir, vous instruire concernant vos émotions, la période de veuvage (si c’est le cas), vos croyances spirituelles ; c’est important de respecter tout le monde et de tenir compte de votre harmonie intérieure ; accepter de l’aide ne veut pas dire laisser les autres prendre des décisions avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise ou développer des ressentiments envers ces personnes. Ces personnes sont souvent bien intentionnées, mais ça arrive qu’elles fassent les choses selon leurs propres croyances, habitudes, expériences de vie parfois peu compatibles avec les vôtres;
  7. Préparez-vous et soyez conscient/e que : les anniversaires (naissances, mariages etc) – que vous célébriez avant avec l’être cher – sont des déclencheurs émotionnels puissants, douloureux ; prenez le temps de mettre en place votre liste, vos souhaits, vos rituels;  prenez le temps de transformer cette expérience en positive, en reconnaissance et gratitude pour célébrer d’avoir connue cette personne, d’avoir partagé un certain moment ensemble, plutôt que de vous punir et de regarder avec ressentiment que les aspects de perte; en thérapie, j’accompagne souvent la personne endeuillée sous cet aspect aussi, car on n’est pas forcement préparé pour dépasser ces moments très délicats surtout la première année après le décès. J’ai rencontré une dame qui avait commencé des activités de charité pour les personnes ayant la même maladie que son mari ; c’était un rituel pour respecter la mémoire et leur « combat » contre la maladie, pour transformer cette expérience dure d’une manière positive; en même temps, elle a appris à prendre soin d’elle, à avancer avec gratitude dans la vie et se reconstruire sur les plans professionnel et personnel..

Les rituels/coutumes de funérailles, les valeurs spirituelles, religieuses, culturelles, ainsi que la mentalité d’une société peuvent nous aider à avancer, à dépasser cette expérience douleurs ou peuvent rajouter même plus de confusion, selon situation.

Le plus important à retenir c’est qu’on n’est pas seul, que la thérapie en tant qu’accompagnement professionnel ou les groupes de soutient sont là pour nous aider à dépasser ce processus de deuil difficile.

Dans mon Kit sur le deuil disponible ici http://bestherapie.com/kits-bestherapie/ j’ai décidé de vous faire partager certaines méthodes utiles pour vous aider pas par pas après une telle perte et souffrance; on peut dépasser les étapes du deuil et être guidé vers ce processus de guérison intérieur, unique pour chacun.

Parfois, comprendre qu’on n’est pas tout seul fait toute la différence pour trouver la force intérieure et la motivation de se relever!

Un grand merci aux clients Bestherapie qui ont inspiré le KIT Deuil/Bestherapie, qui m’ont donné l’accord d’utiliser leurs témoignages pendant les conférences et les ateliers Bestherapie sur ce thème, dans le kit et sur mon site.

Livre recommandé:

On Grief and Grieving: Finding the Meaning of Grief Through the Five Stages of Loss – Elisabeth KÜbler-Ross