La thérapie familiale: estime de soi (mieux aider nos enfants)

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La famille moderne cherche de plus en plus à développer des aptitudes pour mieux communiquer. Le rythme accéléré de vie, le travail, le stress, la mauvaise gestion du temps et des émotions, les atteintes, les différences culturelles sont de plus en plus élevés et constituent une barrière pour l’équilibre et l’harmonie dans la vie familiale.

L’estime de soi se développe chez l’individu dès son enfance.

En effet, l’environnement et le style éducatif des parents jouent un rôle extrêmement important dans ce sens. Le style d’éducation peut être mixte, mais généralement, la manière de communication entre les deux parents est essentielle quand on fait la distinction entre le type de famille fonctionnelle (saine) et dysfonctionnelle (malsaine).

La famille fonctionnelle est représentée justement par l’équilibre, des relations saines entre ces membres, une communication positive, un environnement qui stimule le développement positif de l’enfant.

Une famille dysfonctionnelle, au contraire, va utiliser des outils de communication malsains, les choses‘non dites’ ou les reproches et les critiques. Celles-ci vont avoir un impact négatif sur le développement de l’estime de soi chez l’enfant. Les abus, les cris ou l’ignorance des besoins de l’enfant vont déterminer ses croyances, sa personnalité.

Son système des valeurs et ses croyances négatives vont avoir pour base le comportement d’imitation, c’est-à-dire, les chances de suivre le modèle parental sont très élevées parce que c’est le seul modèle que l’enfant connait. Si son père lui dit ‘t’es bête’, « tu n’es bon à rien », l’enfant va croire que c’est la vérité et va développer ses émotions, ses croyances selon ce modèle dysfonctionnel.

Un modèle qui peut être utilisé pour mieux comprendre les aspects psychologiques et sociaux du développement de l’individu tout au long de sa vie, tout en mettant en évidence l’importance de la période de l’enfance est celui réalisé par E. Erikson, psychanalyste américain.

Cette théorie est fondamentale pour la ‘psychologie du moi’.

Selon Erik Erikson, (le créateur de la théorie du développement psychosocial de l’individu en huit stades successifs), à chaque stade survient une crise qui doit se résoudre par l’atteinte d’un équilibre entre des forces qui s’opposent. Quatre crises se produisent au cours des trois premières années de vie de l’enfant. Erikson donne au mot crise le sens de tournant majeur, et non de catastrophe. À chaque crise il y a deux forces opposées qui mènent à la création d’une identité positive. La résolution plus ou moins positive de cette crise amène donc à la création d’une identité plus ou moins positive selon la résolution des stades.

ETAPE DU DVELOPPEMENT Appelée aussi « CRISE » TRAIT DE PERSONNALITE AGE
1 Confiance vs méfiance   fondamentale Espoir 0 – 18 mois

(petite enfance)

2 Autonomie versus la honte Volonté 18 mois – 3 ans

(enfance)

3 Initiative versus culpabilité But/objectif 3 – 5 ans (l’étape du jeu)
4 Travail versus infériorité Compétence 5 – 12 ans

(étape de scolarisation)

5 Identité versus confusion (diffusion des rôles) Loyauté 12 – 18 ans (adolescence)
6 Intimité versus isolation Amour 18 – 40 ans

(début de la maturité)

7 Générativité versus stagnation Affection / Empathie 40 – 65 ans)

(maturité)

8 Intégrité versus désespoir Sagesse 65 + (vieillesse)

Exemple :

La troisième crise (étape du cycle) : initiative versus culpabilité (3 – 6 ans) : c’est la période de la rentrée à l’école obligatoire. Après avoir acquis la conviction d’être une personne autonome, l’enfant est amené à définir ses ambitions et les rôles qu’il souhaite assumer. L’enjeu de ce stade serait de pouvoir poursuivre des objectifs valables sans se laisser inhiber par la culpabilité ni par la crainte paralysante de la punition. Cette capacité à oser entreprendre et à avoir des initiatives constitue la base de la curiosité et de l’ambition. La culpabilité découle de l’inertie quant à la peur d’être puni. L’équilibre peut être fait ici grâce aux parents qui guident l’enfant vers le processus d’adaptation à un nouveau système (scolaire) et à la communication efficace famille-école.

La quatrième crise (étape) : travail versus infériorité (6 – 12 ans). C’est une étape importante surtout concernant le développement de la conscience du travail, de la performance, de l’estime de soi, de la création de sa propre image dans les yeux des autres etc

Afin de survivre, des enfants accroissant vers le haut dans une famille dysfonctionnelle ont été connus pour adopter parfois un de six rôles de base:

1. « L’enfant – Héros » – le héros de la famille qui assume le rôle de parent.

2. « L’enfant Rebel ou Problème » – le bouc émissaire de la famille, qui est blâmé pour l’apparition des problèmes, malgré le fait que souvent il est le seul à rester équilibré dans une situation de crise dans sa famille.

3. « L’enfant Gardien » – celui qui prend la responsabilité du bien-être émotif de la famille, qui veille toujours sur les autres.

4. « L’Enfant perdu ou abandonné » – l’inaperçu, ses besoins sont souvent ignorés ou cachés.

5. «  L’enfant Mascotte » – l’enfant qui utilise toujours le sens d’humour et de la ridiculisation pour éviter de faire face aux problèmes dysfonctionnels de sa famille.

5. « L’enfant Maitre, celui qui dirige » – l’opportuniste qui profite des autres et des failles des membres de sa famille afin d’obtenir ce qu’il veut.

Cette typologie a la base l’environnement familiale, la relation avec les autres et la manière dans laquelle l’enfant lui-même perçoit sa position au sein de sa famille dysfonctionnelle.

Voilà quelques astuces qui pourraient vous aider, surtout si vous avez un enfant surdoué ou timide :

–  Encouragez l’enfant à s’exprimer, à créer, à développer, même s’il semble découragé

–  Valorisez l’enfant le plus possible verbalement, récompensez pour chaque tâche accomplie à l’école : une bonne note, mais surtout pour l’effort en cas d’échec, le soutenir et le réconforter.

–  Mettez-le à l’aise, même si les questions posées vous semblent non-adaptées à son âge ;

–   Utilisez des exemples, racontez des histoires, des jeux pour l’aider à avancer sur un projet ou pour dépasser des situations difficiles.

–  Evitez toujours de lever le ton de votre voix, de projeter sur l’enfant votre fatigue, vos frustrations.

–  Evitez de perdre votre contrôle ou de lui montrer que vous êtes déçu(e) de ses résultats (pour accomplir une tache, gagner un concours ou autre).

–  Prenez les choses en main pour soutenir et guider votre enfant surtout si vous observez des comportements négatifs; observez s’’il devient trop silencieux ou trop agressif envers les autres.

– Soyez tolérant, attentif et renforcer ses points forts, ses talents

–  Informez-vous sur les concepts psychologiques de la personnalité, socialisation, système de valeurs etc

–  Evitez de faire des comparaisons, des reproches ou de » mettre des étiquettes » ; souvent l’enfant va répéter les paroles entendues et copier ce genre de comportement;

–  Utilisez le sens d’humour et apprenez à admettre devant votre enfant quand vous avait fait une erreur, en prévenant toujours le perfectionnisme, les mensonges de survie et les masques

– Guidez votre enfant à prendre ses décisions, en lui donnant ses choix, apprenez lui à réfléchir, tout en créant un environnement sain.

–  Dites-lui des phrases qui transmettent la permission, l’amour, l’acceptation pour assurer l’accomplissement de ses besoins en tant qu’être individuel :

o   C’est bien de chercher la différence entre les garçons et les filles, la sexualité fait partie de la vie humaine.

o   Je vais établir des limites pour toi, car je veux t’aider à découvrir qui tu es. Tu peux me poser des questions et nous trouverons ensemble les réponses, le matériel pédagogique ou ce dont tu as besoin à cette étape de ton enfance.

o   Je t’aime tel que tu es.

o   C’est bien que tu sois différent, (tu apprends plus vite que les autres, moins vite, tu préfères lire ou les marionnettes etc), nous allons trouver ensemble des clubs, des activités liées à te passions pour que tu sois heureux ; qu’est que tu en penses de ça ?

  • Dans mes brochures offertes pendant les ateliers (qui seront disponibles en ligne bientôt) vous pourrez trouver des astuces et des fiches pratiques créées selon les situations rencontrées dans mon cabinet.

Surtout n’oublions pas: nous sommes des êtres humains. Nos parents ont eu à leur tour leurs propres histoires de vie et obstacles à dépasser, leur système de croyances. Il n’est pas nécessaire de continuer le cercle vicieux, car en coaching et surtout en thérapie il y toujours des solutions adaptées.

Transformer les expériences négatives dans des leçons de vie utiles et positives, c’est tout à fait possible grâce à la thérapie individuelle et familiale.

Pour plus d’information, nos ateliers de coaching disponibles face à face ou en ligne ainsi que des sessions personnalisées de thérapie familiale peuvent être mises à votre disposition par Bestherapie à Mulhouse, Haut Rhin, Alsace.

Remerciements aux participants à mes ateliers et surtout à Florine, une maman qui a inspiré cet article.

Ateliers en cours (Estime de soi : « Je suis unique »):

http://bestherapie.com/ateliers-groupe-de-soutien/

Ressources  utiles :

John Bradshaw, Homecoming: Reclaiming and Healing Your Inner Child

An Adult Child’s Guide to What’s ‘Normal’ – J Friel & L Friel.

Identity and the Life Cycle – E Erikson